Les conséquences des taux d’usure sur le crédit en mai 2026

Le taux d’usure revient sur le devant de la scène. Avec des taux immobiliers qui repartent à la hausse ce printemps, certains dossiers pourraient à nouveau se retrouver bloqués avant la prochaine révision prévue en juillet. Explications.

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Taux d'usure 2026

Le taux d’usure, c’est quoi exactement ?

Le taux d’usure est le taux maximum légal qu’une banque peut appliquer à un crédit. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France. Concrètement, il s’applique non pas au seul taux d’intérêt de votre prêt mais au TAEG c’est à dire le coût total du crédit incluant les frais de dossier, les garanties et l’assurance emprunteur. 

Type de crédits immobiliers 

Taux d’usure

Prêt à taux fixe de moins de 10 ans

4 %

Prêt à taux fixe entre 10 et 20 ans

4,48 %

Prêt à taux fixe de plus de 20 ans

5,19 %

Prêt à taux variable

4,99 % 

Prêt relais

6,20 %

 

Ces plafonds sont plutôt stables par rapport au trimestre précédent. 

Un risque de blocage se profile

La situation pourrait cependant évoluer rapidement. En mai, différents courtiers observent une remontée des taux immobiliers de +0,10 à +0,20 point sur les grilles bancaires. Parallèlement, l’OAT 10 ans, référence du coût de financement des banques, est passé d’environ 3,30?% à près de 3,80?% en quelques semaines, en lien avec des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Or le taux d’usure ne sera pas révisé avant juillet. Ce décalage peut créer ce qu’on appelle un «?effet ciseau?» : lorsque les taux de crédit augmentent plus vite que le plafond légal, certains dossiers pourtant solides se retrouvent exclus du marché parce que leur TAEG dépasse le seuil autorisé.

L’assurance emprunteur : le levier souvent négligé

C’est là qu’intervient un levier trop souvent sous-estimé : l’assurance de prêt. Parce qu’elle entre dans le calcul du TAEG, son coût peut suffire à faire basculer un dossier au-dessus du taux d’usure. À l’inverse, le réduire peut rouvrir la porte d’un financement.

L’usure n’était plus un problème depuis plusieurs mois grâce aux baisses de taux de la BCE entamées en 2024, mais certains experts préviennent que si les taux remontent nettement, ce mécanisme de blocage pourrait à nouveau s’enclencher.

Dans ce contexte, opter pour une assurance emprunteur individuelle à celle proposée par votre banque prend tout son sens. En choisissant un contrat externe avec des garanties au moins équivalentes, il est possible de faire une économie de 12?000?€ ou plus sur un crédit de 20 ans. Au-delà des économies, cette baisse du coût de l’assurance sur le montant total du crédit peut faire passer votre TAEG sous le seuil d’usure et débloquer votre projet immobilier.

Face à la hausse des taux d’intérêts qui risque de se renforcer dans les mois à venir, choisir une assurance individuelle peut permettre de réduire le coût total de son crédit d’un demi-point de base et de repasser sous le seuil de l’usure. C’est une solution simple pour avoir plus de chances d’obtenir son prêt.